Un Prince-Édouardien condamné à 7,5 ans de prison après une saisie de fentanyl
Un trentenaire de Stratford, à l'Île-du-Prince-Édouard, est condamné à 90 mois de prison pour possession de fentanyl dans le but de le vendre. Tye James Poirier a reçu sa peine en Cour provinciale vendredi dernier, en présence de ses parents et de son frère. Le juge Jeff Lantz a reconnu que le condamné souffrait d'une dépendance grave, mais il s'est dit troublé par la quantité de drogue saisie. Au moment de l'arrestation de Tye James Poirier le 14 juin dernier, la police de Charlottetown a saisi plus de 300 g de fentanyl et un millier de cachets de benzodiazépine de type Xanax. Elle a estimé alors que c'était la deuxième saisie de fentanyl la plus importante jamais réalisée à l'Île-du-Prince-Édouard, d'une valeur de 170 000 $ dans la rue. La police de Charlottetown dit avoir saisi 339 g de fentanyl et un millier de cachets de Xanax le 14 juin 2024. Photo : Police de Charlottetown La procureure Jade Pictou demandait neuf ans de prison, notant que le fentanyl saisi contenait de la méthamphétamine et du parafluorofentanyl qui était sept fois plus puissant que le fentanyl. La magistrate a estimé qu'il y avait assez de drogue pour distribuer deux doses à chacun des 179 000 habitants de l'Île-du-Prince-Édouard. Jade Pictou a reconnu que Tye James Poirier avait plaidé coupable peu de temps après son arrestation et qu'il avait le soutien de sa famille, mais elle a indiqué qu'il avait eu de nombreuses chances de changer et ne les avait pas saisies. L'avocat commis d'office de l'accusé, Chris Van Ouwerkerk, a rappelé que son client souffrait de dépendance depuis l'âge de 15 ans et qu'il avait fait 7 surdoses par accident, y compris sur son lieu de travail. L'avocat a aussi noté que la séparation de Tye James Poirier d'avec sa femme avait contribué à sa rechute. L'accusé a déclaré devant la cour que rien n'excusait ses actions et qu'il en acceptait les conséquences. Je regrette profondément les décisions que j'ai prises pour soutenir ma dépendance. [...] Je suis vraiment désolé. La défense demandait entre quatre et cinq ans de prison. Le condamné ayant déjà passé 13 mois en prison, il doit encore y rester près de 77 mois, soit 6,5 ans. Il devra aussi fournir un échantillon d'ADN et il n'aura pas le droit de posséder une arme pendant 10 ans. Six mois avant son arrestation, Tye James Poirier travaillait au refuge de la rue Park, à Charlottetown, mais aucun lien n'a été établi en cour entre cet emploi et son activité illégale. Avec les informations de Devon Goodsell et de Stacey Janzer, de CBCUne saisie record

Une dépendance depuis l'âge de 15 ans
Pas de lien avec son emploi
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